Patrouille rurale

Patrouille rurale

jeudi 14 octobre 2010

Bienvenue en Picardie (2)

J’avais parlé le 1er octobre de la pluie picarde. Me voici de retour avec le froid picard.

Hier matin, les élèves de garde ont commencé à découvrir de bon matin les « douceurs » hivernales locales, à savoir un petit 5°, mais qui sur les hauteurs du Mont de Cuffies et avec une (très) légère bise matinale a vite fait de glacer les organismes :-(

Ce matin, une légère brume et un timide 3° ont accueilli les élèves. Un avant-goût et un bon entraînement avant les futures rigueurs de la fin de l’automne puis de l’hiver.

mercredi 13 octobre 2010

On n’invente rien

Nouvelle discipline au programme de cette journée de mercredi : six heures de cours pour la préparation au concours de police municipale qui se déroulera le 26 janvier 2011. Cette année, 31 des 33 élèves de la promotion se sont inscrits au concours. Un record !

Les élèves ont donc découvert comment est structuré un rapport de PM. La base est simple : c’est du par cœur pour être sûr d’avoir une bonne note comme l’a expliqué l’intervenante, elle-même brigadière-chef en PM : « Un rapport bien propre, bien fait, sans même lire ce qu’il y a dedans, vous avez un maximum de points ! ». Au moins c’est clair.
Sans oublier le fil directeur : « Dans un rapport, on n’invente rien. Sinon, c’est du hors sujet ! ».

Merci à la main de Laura pour l'illustration ! :-)

Pommes et questches

Le week-end dernier, ne pouvant me rendre avec les élèves en mission à Uzès, je suis donc resté à Soissons, partageant l’intégralité de la vie des élèves de garde jusqu’au dimanche 19h00.
Pour être franc, il n’y eut pas que des travaux astreignants. L’une des tâches consistait à s’occuper des pommes pour donner aux chevaux. Une autre a consisté à ceuillir des quetsches … qui petit à petit se transforment en pot de confitures … que je cuisine pour les élèves.
Difficile d'oublier cette école quand même dans ma cuisine j'y retrouve quelques pépites fruitées !



mardi 12 octobre 2010

Des mots à entendre

« Il est des mots qui fouettent et qu’il est bon d’entendre ».
La formule n’est pas de moi mais du père d’une élève. Ils se rapportent à des propos que j'ai tenus la semaine passée.

Quelques minutes après avoir lu ces mots dactylographiés sur une feuille de papier en début d'après-midi, j’ai entendu le directeur de l’école tenir aux élèves un langage dont le but était le même : des mots qui fouettent.
« Les délégués, vous ne faites pas votre travail ! C’est votre rôle de désamorcer les situations conflictuelles ! Déjà deux fois vous ne l’avez pas fait ! C’est la dernière fois que j’interviens. La prochaine fois, vous le paierez ! ».
Personnellement, je n’ai pas envie de voir la tête de la facture :-(
Aussi j’espère que les mots ont fouetté et qu’à défaut d’être bon à entendre, ils ont été bien compris. ;-)

La Réunion, Russie, Pologne, …

Qu’est ce que l’île de la Réunion, la Russie, la Pologne, le Maroc, la Turquie mais aussi la Belgique, les Etats-Unis, le Royaume Uni ou encore le Canada viennent faire dans ce blog ? … C’est ce que je me demande aussi !
En regardant les statistiques de fréquentation de ce blog, j’ai découvert que des internautes de ces divers pays sont passés sur ces pages. Ce qui est d’autant plus étonnant que les textes ne sont qu’en français.
Bon, le Réunnionnais, le Russe et le Polonais sont anecdotiques puisqu’ils n’ont affichés qu’une page et qu’ils ont dû atterrir sur ces pages au hasard d’une question dans un moteur de recherche a priori liée à mes propos sur les Mondiaux de Lexington. Mais pour les Belges, les Anglais et les Américains, c’est déjà autre chose puisqu’ils viennent … et reviennent. Au total, j’ai déjà dénombré six visites venues de Grèce, onze du Mexique, douze de Croatie, treize de Turquie, seize du Canada, vingt-huit de Belgique ...
Voilà que l’Ecole de Gardes à Cheval de Soissons gagne une audience internationale !
A quand donc des écoles franchisées dans ces pays ? :-)

lundi 11 octobre 2010

Embedded

Embedded, ce terme anglais de plus en plus usité dans le milieu journalistique désigne un reporter embarqué au sein d'une unité militaire en action sur un conflit. "Embarqué" signifiant bien souvent "sous contrôle".
La question inverse est cependant beaucoup moins présente : "De quelle manière un journaliste ne modifie t'il pas le cours des choses qu'il est censé couvrir ?"

Une question à laquelle je réfléchis souvent. Il n’y a certes pas mieux que vivre les choses pour en comprendre le sens, mais le simple fait de les vivre modifie le comportement de ceux avec lesquels je vis. J’ai notamment en mémoire un capitaine de bateau qui a dû sacrifier une partie de sa pêche pour m’éviter de tomber à la mer. Quand on connaît la difficulté du métier et le niveau des revenus des marins pêcheurs, la perte d’une partie de la pêche est souvent vécue comme un drame.
Depuis la semaine dernière, ma seule présence au sein de l’école ("Suis-je ou non une taupe ?") a entraîné des heurts entre élèves et des remontrances de la part du directeur. Alors que celui-ci s’évertue à créer de la cohésion, voilà que je crée de la dispersion ! Certes, c’est indépendant de ma volonté –comme l’exemple du bateau de pêche– mais le résultat est bien concret. Et fort gênant pour moi.

On accuse souvent les journalistes d’agir masqués. Dans l’absolu, la déontologie nous impose de ne jamais agir masqués. En pratique, c’est bien souvent impossible pour pas mal de travaux. Et à l'image de Florence Aubenas dans « Quai de Ouistreham », il n’y pas franchement beaucoup d’alternatives.

A l’entame de la sixième semaine de cours à l’école, j’avoue être assez dubitatif. J’ai d’abord été touché par les propos me concernant. Je suis maintenant conscient que je modifie le cours des choses. Le tout me tracasse énormément.

Il est garé où votre cheval ?

Alors que les élèves partis à Uzès sont de retour, une partie de ceux restés dans le Soissonnais étaient en mission ce matin en ville. Leur action : diriger de bon matin les exposants à l’occasion d’une brocante organisée par une association de commerçants locaux, un événement annuel qui draine énormément de monde. Sur le papier, un travail de quelques heures qui paraît on ne peut plus simple : le chaland a une place attribuée, une place qui est numérotée au sol, il suffit de s’y installer. Dans la pratique, c’est tout autre chose !
Je retiens d’abord que la municipalité n’a délivré l’autorisation écrite que le samedi précédent l’évènement. Histoire de stresser l’organisateur, il n’y a pas mieux. Mais si c’était le seul stress de celui-ci ! Une part importante des vendeurs n’a rien réservé (afin d’économiser les frais de réservation) et tente donc de s’installer, au culot, où bon lui semble. En faisant fi des interdictions de stationner pour cause de plan Vigipirate, des interdictions visant à laisser libre les intersections, entrées de rues et ronds-points pour l’accessibilité des secours, mais surtout en tentant de s’installer sur des emplacements déjà attribués.
La méthode est simple : je pose en vitesse mon fourgon en partant en courant sous le premier prétexte venu, du genre « J’aide à décharger un collègue », « J’en ai pour une minute, je reviens ! », « Je vais chercher mon autorisation restée dans la voiture de mon épouse ! » et je reviens une fois que le placier (ou l’élève garde) a le dos tourné. Certains y vont même en force : je m’installe de facto et après je crie au scandale (sur l’organisateur, le placier, l’élève, les autres commerçants, …). Voire en force et au culot : « T’as ton papier comme quoi cet emplacement est le tien ? ». Le commerçant concerné m’avouant que cette méthode fonctionne souvent, même quand le premier arrivé est dans son droit … mais qu’il n’est pas venu avec le papier « officiel ».
Il faut donc une sacrée dose de patience et de fermeté pour arriver à garder un semblant d’organisation, d’autant que certains usent de tous les subterfuges possibles : on fait copain copain avec l’élève garde, en usant force compliments : « Jolie tenue », « Vous êtes agréables à regarder », voire même : « Tiens, j’ai failli faire cette école ! ».
Au final, ça n’a duré que quelques heures, mais ce fut loin d’être de tout repos, d’autant qu’à Soissons ce matin, par 7° seulement, il ne faisait pas chaud chaud !

Quant à l’humour de mes compatriotes … ?! Je ne sais pas combien de fois j’ai entendu la remarque : « Il est garé où votre cheval ? ».
Franchement, ça n’est déjà pas drôle à la première audition, mais au terme de la troisième ou quatrième fois, ça devient assez … lourd. Mais un élève garde doit garder sourire et politesse en toute circonstance !

dimanche 10 octobre 2010

Photo du jour (2)

La photo du jour devrait plutôt être présentée comme photo de la semaine puisqu'elle date de lundi dernier alors que les élèves montaient leur cheval en carrière.
Comme la précédente photo publiée le 7 octobre (ici), cette prise de vue est garantie sans trucage :-)

Le retour du soldat – Lex… ington (3)

Le Français Nicolas Andréani (avec Idefix de Braize) a remporté hier samedi la médaille de bronze des championnats du monde de voltige lors des Jeux Equestres Mondiaux à Lexington (USA) avec un programme libre qui avait pour nom "Le retour du soldat après la guerre".

L’occasion de revenir sur le Lex 'national' de l’école de gardes à cheval :-)

samedi 9 octobre 2010

Une semaine en images (3)

Alors que se termine (déjà !) la cinquième semaine, voici (enfin !) l’album photo qui résume en une vingtaine de clichés la troisième semaine à l’école. Une semaine avec au menu dressage du cheval de police, ramassage de foin dans les prés, marche au pas, exercices équestres, séance de sport, cours de droit et habituels travaux aux écuries.
Et c’est ici.



La p18

Les 33 élèves de la p18, dix-huitième promotion de l’Ecole de Gardes à Cheval de Soissons, en une photo, à l’occasion de la séance de sport du mercredi 6 octobre 2010.

vendredi 8 octobre 2010

Kärcher

Depuis jeudi matin, les élèves de l’école sont scindés en deux parties. D’un côté, 19 élèves à 787 km de Soissons, en police route à Uzès (à l’occasion des Finales Nationales d’Endurance Jeunes Chevaux 2010). De l’autre, 14 élèves dont 5 de garde à Soissons.

Si parfois les élèves en poste à Uzès voient passer deux chevaux toutes les heures, à Soissons les travaux ne manquent pas. En sus des habituelles tâches (soins quotidiens des chevaux), les élèves de garde se sont lancés dans des travaux d’envergure : nettoyage des murs de la sellerie, tri des sacs de pansage, nettoyage des tapis de sol des salles de classe, passage au Kärcher de la dalle en béton qui jouxte les écuries …
A ce rythme, les élèves partis à Uzès ne vont pas reconnaître leur école au retour !



Quant à la dalle de béton, elle change vraiment de couleur :-)

L’escargot sur le chemin (3)

Non, l’escargot n’est pas lent ! Il prend seulement le temps de trier ses prises de vues. :-)
Voici donc le troisième volet des photos prises durant la marche de 30 kilomètres du jeudi 6 septembre. Soit 23 photos.
Et c’est ici !

jeudi 7 octobre 2010

Prêts ? … Tirez !

Découverte du tir pour les élèves mardi dernier. Du tir, du vrai, avec des armes de police, type 357. La formation prend du plomb ! ... Les élèves ont adoré.

Un petit album d’une quinzaine de photos à cette page.

Photo du jour (1)

Bon, autant être franc, ce n'est pas exactement une photo du jour mais ... une photo du jour d'avant le jour d'avant ... :-)
Oui, les journées sont trop courtes pour pouvoir réellement trier les photos du jour dans le jour :-(

Donc une photo du lundi 4 octobre, prise durant le cours de DCP.
Je précise qu'il s'agit d'une photo et non d'un quelconque trucage.