Patrouille rurale

Patrouille rurale

lundi 8 novembre 2010

L’eau et le feu

Brusque changement de climat aujourd’hui sur les toits de l’école. Avec un très timide 7° accompagné d’un vent parfois en bourrasque et d’une pluie tenace, les élèves ont découvert une des facettes les moins plaisantes de la région !
Le moins que je puisse écrire, c’est qu’il a fait froid. Vraiment froid. Certes, avec 7° au thermomètre, certains risquent de penser que les jeunes d’aujourd’hui ne résistent plus à rien, mais … le vieux aussi. Parce que j’ai eu très froid aux mains, même si j’avoue que mon point très faible, ce sont bien mes mains. Un 0° sans vent aurait été plus supportable !

En cours de DCP, les élèves ont étudié un cas très concret : séparer des individus donnés d’un groupe de manifestants. C’est simple à écrire, c’est beaucoup moins facile à réaliser. Et pour clore le cours, les élèves ont découvert les fumigènes des manifestants. Une première étape avant de leur faire découvrir prochainement d'autres types de fumées. :-(

Si les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas taillés pour le pluvieux froid picard, ils sont par contre plutôt sages. Aucun d’entre eux n’a encore manifesté en utilisant des fumigènes. A moins qu’ils n’aient pas osé l’avouer au professeur ! :-)



dimanche 7 novembre 2010

Trente jours : septembre 2010

Je suis censé écrire un ouvrage qui va parler de cette formation, des voies pour se retrouver garde à cheval et des brigades équestres en France, mais je ne me sépare jamais de mon appareil photo. Ce qui fait qu’au fil des jours, j’engrange, j’entasse et j’accumule des photos …
Après un premier tri rapide où j’en ai jeté environ 800, il m’en reste 2138 pour le mois de septembre et 2231 pour le mois d’octobre. :-(
Or faire des photos, c’est bien. Mais les montrer, c’est mieux. :-)
Voici donc une photo par jour pour revenir sur le mois de septembre 2010. C'est à cette page.
Cette formation est si dense que j’ai déjà l’impression que c’est déjà à une éternité de ce dimanche !

samedi 6 novembre 2010

Jour de pluie

J’ai dû écrire trop vite hier puisque la pluie n’a pas cessé au-dessus de l’école aujourd’hui, une pluie fine et au final assez mouillante :-(
Et ramasser les feuilles mortes quand il a plu, eh bien … :-((((
C’est tout comme monter son cheval en carrière ou le longer sous la pluie quand la nuit pointe son nez … Pas excellent pour le moral :-(
Et puis même, la pluie, ça mouille tout. Et ça n’est pas au top pour les chevaux quand la paille a pris l’eau.

vendredi 5 novembre 2010

Des feuilles et des notes

Cette semaine fut un peu particulière : elle ne comporta que trois jours de cours. Pourtant, elle ne parut pas moins fatigante aux élèves. Un avis que je partage.
Peut-être est-ce dû pour moi à une fatigue excessive parce que sur 61 jours depuis la rentrée, il n’y a que deux jours seulement où je ne suis pas allé passer quelques heures à l’école... mais pas seulement : comme je l’ai déjà écrit, cette formation est assez crevante. Et elle va continuer à l’être avec le mauvais temps (enfin le temps hivernal) qui va faire son apparition (jusqu’à ce jour, l’automne est particulièrement clément en Soissonnais puisqu’il n’y a eu que quatre jours de pluie et quatre jours avec un thermomètre inférieur à zéro degré au lever du soleil – cet après-midi, il a même fait 14,5° soit 8° au dessus des normales saisonnières) et les révisions nécessitées par de prochains contrôles notés en cours d’environnement, de topographie et de soins équins. Des notes qui vont prochainement tomber comme tombent les feuilles en ce moment. Un peu trop d’ailleurs au goût de tout le monde. Des feuilles que les élèves de garde ont ramassé encore aujourd'hui.



jeudi 4 novembre 2010

243-745

243-745. Derrière ces deux nombres se cachent les coordonnées d'un point que les élèves devaient identifier cet après-midi sur la carte IGN 2611 Ouest. Puis ils ont dû s'y rendre à pied et groupés.
Cette première étape franchie, d'autres ont suivi qui, quoique restant cantonnées à la commune de Cuffies, ont entraîné les élèves des vastes plaines betteravières aux zones urbaines en passant par les sentiers des coteaux pentus de la vallée de l'Aisne.



Encore une journée au cours de laquelle j'ai un peu trop déclenché. S'en suivront prochainement deux albums : "A la carte" et "243-745". :-)





Une semaine en images (6)

Voici le résumé en images de la sixième semaine de cours du 11 au 17 octobre en une vingtaine d’images.
C’est à voir à cette page.

mardi 2 novembre 2010

Cure de jouvence

Aujourd'hui à l'école, j'ai pris beaucoup de plaisir. Pas tant que ce jour fut différent des précédents, mais ce soir j'ai simplement envie de le dire.
Lors de la séance de sport, j'ai oublié mes habits d'auteur pour reprendre ceux d'étudiant ... en m'amusant lors de la séance de sport comme quand j'étais moi-même étudiant. :-)
J'ai eu plaisir en fin d'après-midi de voir revenir de façon non programmée deux élèves de la p14, dont l'élève qui figure en une sur mon livre en tête de la cavalerie de l'école. De voir d'un côté des élèves en formation et de l'autre cette élève qui a bien débuté dans la vie professionnelle m'a fait énormément plaisir.
Enfin, j'ai entamé ma soirée en achetant des poires comice pour cuisiner demain un gâteau avec trois élèves. :-)

Parfois les journées sont faites de petites choses simples et joyeuses qui écartent la bruine picarde et la nuit qui tombe dès 17h15 !

Le but du jeu : ramasser le ballon tout en portant son collègue dans le cadre de l'exercice de portage imposé lors des tests de recrutement de gendarmerie.

lundi 1 novembre 2010

Carrefour des polices : les photos

Mercredi dernier, Eugénie et Marlène étaient allées à Mons-en-Baroeul pour présenter, sur Lex et Power, quelques techniques d’utilisation du cheval de police à des policiers municipaux à l’occasion du Carrefour européen des polices municipales.
Voici donc quelques (26) photographies à cette page.

dimanche 31 octobre 2010

Deux mois déjà !

Voilà un dimanche qui tire à sa fin, une semaine qui se clôt, et déjà le terme du second mois que les élèves ont passé à l’école. Soit bientôt le tiers de la formation. L’occasion de dresser un premier bilan.

Mon premier regard sur cette formation, c’est que c’est loin d’être une partie de plaisir où on se la coule relax, façon faculté*. La formation est physique et il faut avoir la santé pour enchaîner les semaines, même si le planning de l’école a été rectifié cette année, avec une semaine de garde alternée par une semaine de repos, suivie d’une semaine de pansage elle-même suivie d’une semaine de repos. "Semaine de repos" signifiant "semaine limitée aux seules heures de cours".
Malgré cet aménagement, les cours en salle qui alternent avec les marches, les missions, les patrouilles et les travaux équestres nécessitent une bonne forme physique … et aussi une bonne motivation. Parce que les cours dispensés ne sont pas de tout repos non plus : la découverte de la rédaction d’un rapport de police, la connaissance des maladies équestres, l’enseignement des animaux nuisibles ou chassables demandent une attention que l’activité physique a vite fait de mettre à mal. J’avoue donc, que comme les élèves, il m’arrive d’avoir des passages à vide quand je me retrouve en salle de cours :-(

Mon second regard confirme ce que j’avais découvert en 2008-2009, c’est que cette formation est en relation directe avec ce qui se passe sur le terrain quand on doit patrouiller à pied ou à cheval. Au moins les élèves ne seront-ils pas surpris une fois en poste ! :-)
Ils apprennent aussi à travailler sept jours sur sept. Et même si le dimanche est encore une sacro sainte institution dans notre pays, dans les faits il en va tout autrement et les élèves découvriront que tant en brigade équestre qu'en environnement, il leur arrivera de travailler sept jours dans la semaine ... comme à l'école !

Mon troisième regard concerne les élèves. Cette école est réellement une école de la vie. Elle apprend l’ordre, la discipline, la solidarité, la cohésion, la précision, l’obéissance et le commandement. Chaque élève qui oublie une seule de ces notions ne sera pas dans le carré final, celui dont les éléments sont assurés de bénéficier des meilleures places en stage puis dans la vie professionnelle, sous réserve évidemment que les leçons soient apprises. Certains élèves ont déjà intégré tous ces paramètres et sont en lutte pour la place de major de la promotion. Pour les autres, il est plus que temps de se réveiller parce que le premier conseil pédagogique va se tenir en novembre ! Après, il risque de ne rester que les yeux pour pleurer.
Les élèves ont d’ailleurs été prévenus dès les premières minutes dans l’école. J’ai retrouvé dans mes notes quelques paroles du directeur à 09h15 le 6 septembre : « Tout le monde ici a ses chances. Vous travaillez, vous êtes volontaire par vos actions, vos travaux. Les gens qui se mettent en avant par leur travail, ce seront les premiers servis. En aucun cas, il ne doit y avoir de bagarre ou de jalousie. Vous êtes unis, vous êtes un groupe. »



* Attention, je n’écris pas que l’on se tourne les pouces quand on est sur les bancs de la fac. Ayant passé six ans sur les bancs de la faculté, je sais de quoi il retourne. Mais en faculté, on ne passe pas deux heures à travailler avant ou après avoir suivi quelques heures de cours. Et ce sont justement ces heures de travail physique qui changent tout !

samedi 30 octobre 2010

A la fumière

A la fumière, mière, mière,
Je n'veux plus y aller maman
Les élèves de l'école, cole, cole
M'ont pris mon fumier maman
Les élèves de l'école, cole, cole
M'ont pris mon fumier maman


Il valait mieux chanter cet après-midi parce que la fumière avait pris des allures de chaos "fin du monde" ...



On appréciera le geste auguste du lancer de fumier de Marion
:-o

[Correctif]

Oooooops ... :-(
Un souci technique a entraîné quelques soucis dans les liens concernant le sujet traité avant-hier, à savoir le repérage de la commune de Leury par six élèves.
Il y avait en bas de texte un lien vers un album présentant la journée complète. L'album est constitué de sept pages, chacune d'entre elles ne comportant que 15 photos afin d'en faciliter l'affichage. Il faut aller en bas de page pour passer à la page suivante. Et il n'y avait pas 75 photos comme écrit mais bien 100.
Le lien direct vers l'album est replacé ici. :-)
Et cette fois tout est en ordre ;-)

Parfois un peu de lumière est nécessaire ...



A la queue leu leu (d'après une chanson de Carlos)

A c'qu'on est heureux de partir en patrouille, tous à la queue leu leu
A 2 à l'heure, on traverse Leury, tous à la queue leu leu
Et du Trou d'Enfer au Meunier Noir, tous à la queue leu leu
Dans trois heures si on peut, on sera à l'école, heureux
Tous à la queue leu leu !


jeudi 28 octobre 2010

Mout 11, hab 6, vac 2

Onze moutons (dont un à tête noire), six habitants et deux vaches (beiges), voilà ce qu’ont rencontré aujourd’hui Anaïs, Charlotte, Eugénie, Fanny, Maïté et Morgane sur la commune de Leury.
Les élèves devaient prendre aujourd’hui connaissance du territoire sur lequel elles vont patrouiller à pied et à cheval jusqu’en mars 2011. Les six élèves que j’ai accompagnées toute la journée s'étaient vues attribuer la commune de Leury, une commune s’étalant sur 3,65 km² au nord de Soissons, riche (?) de 110 habitants (au dernier recensement en ma possession, celui de 2007). De ces cent dix habitants, les élèves n’en ont croisé que six. Ils ont cependant aussi relevé quatre dépôts d’ordures illégaux ! Pour une commune perdue en pleine campagne et peu peuplée, c’est assez hallucinant.
Le repérage de cette commune axonaise a été on ne peut plus méticuleux : l’intégralité des sentes, chemins et routes ont été parcourus, soit environ 13 km, avec des dénivelés parfois respectables. Au final, une découverte terminée à la nuit tombée et des pages de notes qui seront utiles lors des prochaines patrouilles tant pédestres qu’équestres.

Découverte et inspection d’un habitat troglodytique :



Relevé d’une inscription ancienne gravée dans la pierre :



Un kilomètre à pied, ça use, ça use ...



Découverte et étude d’un dépôt illégal d’ordures :



Bon, là, il commence à faire nuit, nous nous sommes un peu égarés, on va peut-être arrêter là la découverte …



Près de sept heures de patrouilles sur plus de treize kilomètres, cela a donné lieu à 209 photos dont quelques unes peuvent êtres vues à cette page.

mercredi 27 octobre 2010

Forum européen

Mons-en-Baroeul aujourd’hui, quatrième forum européen des polices municipales auquel ont participé deux élèves, Eugénie et Marlène, avec deux chevaux de l’école : Lex et Power. Une expérience assez unique puisque ces deux élèves ont intégré l’école il n’y a même pas deux mois et qu’elles ont fait une démonstration du cheval de police en utilisant comme cobayes des policiers municipaux en fonction ! Souvenir sûrement inoubliable …
… et découverte in situ du métier. Applaudissements d’un côté des policiers municipaux et des habitants qui ont regardé leurs démonstrations et … insultes de l’autre avec quelques djeuns des proches cités qui n’avaient crainte de venir narguer les forces de l’ordre rassemblées en nombre.







Les photos des deux élèves en présentation à l’occasion de cette manifestation feront prochainement l’objet d’un album.

Les peidétaies

Après la pluie, le froid, voilà maintenant le brouillard qui a fait son apparition hier matin au Mont de Cuffies ! Un brouillard doublé d’un petit froid, -3,5°, qui a recouvert de givre les quelques herbages du lieu.
De quoi ralentir les mouvements et geler les esprits :-(



Lors du cours de soins équins, le directeur a d’ailleurs trouvé que les élèves étaient mous.
– Vous dormez ?
– Non, monsieur ! ont répondu plusieurs élèves.
– Bon, alors je continue ! Les peidétaies.
– « Pardon ? » a dit une élève. « Je n’ai pas compris ! » a dit une autre.
– Ouh là, je vais vous oxygéner, moi ! Allez, tout le monde dehors ! Premier rang, un pas en avant ! En position !
Et c’est parti pour une série de dix quinze pompes.



J’aurai dû moi aussi pomper sur ce coup-là. Comme 29 élèves sur 33, j’avais entendu "les peidétaies". Alors qu’il s’agissait de "les plaies d’été". :-(
– On ne peut pas inventer ce que l'on ne sait pas ! a résumé une élève.

mardi 26 octobre 2010

Dispersion

Le cours de dressage de cheval de police dispensé hier a été intéressant à plus d’un titre. D’abord, j’ai pu tester de nouvelles choses en photographie (voir le post précédent), ensuite le cours a permis aux élèves de se confronter à des mises en situations diverses : mettre fin à une rixe entre deux personnes de la même famille, procéder à une interpellation d’un groupe de jeunes femmes ivres (!), disperser des manifestants ou encore séparer des casseurs d’un groupe de jeunes manifestants.
En conclusion : pas si simple d’interpeller quand on est à cheval !
Et le photographe qui était là pour traquer la bavure :-)